Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 22:15
Après ce jour de pêche, il est vraiment temps d'y aller, nous sommes aux derniers jours de mars, ce qui équivaut à fin septembre chez dans un pays un peu plus ... pluvieux? venteux? froid?... Je boucle donc mon sac de plus de trente kilos (je trimballe encore de la bouffe de l'autre fois)  et pars par la rivière rejoindre le début de ma carretera australe, deserte de voiture et encore plus de bus.
Chemin cheminant un troupeau de vautour se charge de me souhaiter un bon départ (comment dois-je le prendre...)
Au bout de quelques paires de minutes, ma première voiture: deux militaires de l'hopital s'en vont en  virée d'une journée à plus de 200 kilomètres de là, une aubaine pour moi. Nous faisons des haltes photo-famille genre "tu m'as vu comme je suis beau devant un paysage féerique?" alors je ne resiste pas, je vous les montre mes deux militaires de carrière. (J'ai une touche avec celui de droite).
Jusqu'à La Junta nous parlons des sujets qui tiennent le plus à coeur aux chiliens, les pololos (les petits copains, j'adore ce mot), dieu et la patrie. Et bien non ça fait pas vraiment peur, enfin en tout cas jusqu'à qu'ils me montrent leur couteau indiana jones cranté de 30cm. Pas de panique. Ils n'en reviennent pas qu'en europe les gens ne croient plus énormément en dieu, ils nous prennent pour des sauvages tristes. Il y a comme un décalage, mais mon père à raison, rien de tel qu'une consersation sur dieu pour apprendre une langue.

Escale donc à la Junta ou ils mon prétendant m'offre un sandwich à la viande, et ils s'en repartent, me laissant dans le rien, la poussière et pas une voiture. Dans l'autre sens s'en repart un groupe de 6 israeliens bientôt rejoins par trois autres, dans mon sens, je suis la seule.
Une heure, deux heures d'attente, je pars chercher du pain et sans que je ne demande rien, un mini van m'embarque pour puyuhapi, a 50 kilomètres de là. C'est parti, mais j'arriverais de nuit. je plante la tente près de l'eau, me calfeutre avec le réchaud, et dors dans une humidité pas vraiment confortable, mais au reveil la vue fait oublier le dos en bouillie, et penser un peu au photos des filtres coquin.

Le lendemain, reste dans le village pour la fête du soir.  Je tente un hostel mais je ne suis pas rassurée par l'odeur de gaz. Camping donc et je peux lâcher un peu mon sac pour disfruter l'ambiance, course de bateau et asado gratuit pour tout le monde. Les chiliens que je rencontrent me reparlent de dieu mais là ça commence à devenir insistant, je parle de mieux en mieux moi! Pendant ce temps là d'autres ne se pose pas tant de questions, love is in the air...






Par amelie delaunay
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