Lundi 14 avril 2008
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17:52
Heula vous tous.
La suite du récit risque d'être un peu pauvre en image, car après avoir pris plus que mon temps pour atteindre la Patagonie tant attendue, je prends le plus grand des plaisirs à tracer la
route, avaler les kilomètres pour embrasser, non pas un pololo, mais du paysage, en veux-tu? en voilà. Entonces pas de halte pour calculer un paysage, rendre compte de la beauté de ce décor... Et
au résultat pas UNE ligne d'horizon droite. Bon d'accord, je vous en met un peu quand même.
A Puyuhuapi, une voiture nous prends pour quelques kilomètre et ensuite, grand saut spacio-carreteral, en deux voitures c'est 400 kilomètres que nous parcourons, un travailleur chilien et moi
même, pour atterir à cerro castillo. Je suis sensée le grimper le lendemain s'il fait beau, mais les quatres jours de trek boueux de cochamo m'ont vraiment achevé les genoux et un peu entamé
l'envie de marcher. Ce sera donc une journée à attendre une voiture, et au soleil couchant, un van sanitaire nous laisse à puerto tranquillo.
Je n'en crois pas mes yeux de comment qu'c'est beau par ici. Entre les jeunes montagnes, des vallées complètement plates, pas de trace d'agriculture, tout est sauvage. Les couleurs s'en
donnent à coeur joie, et avec le début de l'automne, ça y va dans le dégradé. L'apothéose semble être cette vallée où l'éruption du volcan quelques années plus tôt a laissé tant de cendre que les
arbres sont tous morts, mais non, l'apothéose ici c'est à chaque fois que tu prends un virage, là-bas il y a un lac avec une couleur vraiment exagérée, un peu plus loin des collines jaunes
avec des arbres alignés, et un autre lac glacier. POURQUOI JE SUIS PAS VENUE PLUS TÔT MOI??????? parce que je voulais eviter tous les touristes, c'est bon de voir tout le monde qui s'en va...
J'hésite encore à passer la frontière par le coté le plus difficile, O'Higgins, un ferry et 25 kilomètres à pied avant d'arriver à la frontière argentine. Les infos sont dures à trouver mais
les chiliens qui travaillent sur le barage très controversé me confirment que la route est plus belle. Pas faux, le rio Baker, lui, nous raconte carrément des histoires avec sa couleur
esmeralda, je commence à avoir des doutes sérieux sur la veracité de ce qui m'entoure, confirmés par ce nuage, parfaitement ovale, de la fin de journée.
Par amelie delaunay
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