Vendredi 29 août 2008
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17:34
Nous arrivons donc à la tombée de la nuit, la pluie commence à tomber et il va falloir monter les tentes. On vient de nous annoncer qu'il n'y a plus de bateaux qui font la liaison de ce lac,
seulement un chemin impratiquable en vélo qui le longe et nous promet 5 heures de nouveau plaisir. Il fait nuit, on a faim, on a froid, ET ON EST BLOQUE ENCORE UNE FOIS. Le petit bateau rouge
appartient aux kakis et ils n'ont pas l'autorisation de s'en servir pour les civils. Nous supplions, nous traînons par terre, promettons l'héritage de notre grand mère, rien n'y fait, si la fourmi
n'est pas préteuse, le kaki n'est pas flexib'...
Une arnaque ou deux plus tard, un argentin soit disant de passage nous propose une traversée exceptionelle dans son yacht pour une véritable petite fortune. Il sait que nous n'avons pas le choix.
Après la gentillesse chilienne, nous découvrons la roublarderie argentine, comment extorquer le maximum à ceux qui ont le minimum.
Ce que nous ne connaisons pas encore bien, ou plutôt comme un mythe qui nous fait ricanner, c'est l'importance de la dignité japonaise. C'est un yuki contenant mal son émotion qui nous demande de
ne pas l'interrompre et nous annonce qu'il vient de payer pour nous tous. Il n'aurait jamais pu finir cette étape sans notre aide, et ne sait pas comment nous remercier, (et c'est pas pour la
forme). Ben moi je dis .... rien. ça m'la coupe.
Par amelie delaunay
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